La présence des taxons tels que l’euprocte, le discoglosse, le crapaud vert, la rainette sarde, la couleuvre à collier et la cistude d’Europe permet d’envisager un ou plusieurs points d’eau à proximité des gisements dans lesquels ces derniers ont été trouvés. De même, la présence des deux lézards (lézard de montagne et lézard tiliguerta) semble attester d’une couverture végétale ouverte avec des zones rocheuses. L’ensemble des amphibiens et des reptiles dont la tortue d’Hermann, indiquent par ailleurs un climat typiquement méditerranéen aux étés chauds, proches des étés actuels.
L’avifaune peut aussi nous apporter des informations paléoclimatiques. Les oiseaux du Pléistocène moyen de Corse ne donnent pas d’indication de froid particulièrement marqué. Au Pléistocène supérieur, en revanche, l’avifaune comporte des taxons (non éteints) indiquant des hivers plus froids qu’aujourd’hui, sur le continent proche et en Corse. L’avifaune atteste de la présence, au Pléistocène, de milieux ouverts et herbacés, arborés ou arbustifs, en mosaïques sur de nombreux sites. Ces derniers ont régressé au cours de l’Holocène, en attestent les données palynologiques obtenues par Reille pour le Pléistocène terminal et l’Holocène.
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