Description
Arbre de 5 à 10 m de haut, à feuillage persistant.
Feuilles bipennées, composées de 7 à 12 paires de pennes, elles-mêmes composées de 30 à 40 paires de folioles.
Fleurs en glomérules jaunes (de 5-6 mm de diamètre), groupés en panicules plus longs que les feuilles. Floraison de janvier à mars.
Fruits : gousses aplaties de 4-10 cm de long sur 10-12 mm de large, de couleur marron, contenant 2 à 4 graines.
Mode de propagation
Les fleurs sont pollinisées par les insectes. Les gousses, en s’ouvrant, dispersent les graines à courte distance. Dans leur milieu naturel, l’eau peut transporter les graines à grande distance.
Le mimosa présente une importante multiplication végétative par des drageons, ce qui étend la surface des peuplements.
Répartition
Contrée d’origine : sud-est de l’Australie et Tasmanie.
À la suite de son introduction comme espèce ornementale, le mimosa s’est naturalisé dans toutes les régions à climat méditerranéen (Afrique du Sud, Californie, Argentine, Chili, Bassin méditerranéen) mais aussi en Asie, sur les pourtours de l’océan Indien et en Nouvelle-Zélande.
En France continentale, il est abondant sur les littoraux à hiver chaud (Var, Alpes-Maritimes). En Corse, il a été planté à basse altitude et est devenu une plante envahissante en plusieurs endroits, près des habitations et sur les bords des ripisylves des cours inférieurs des fleuves (cas du Travo ou du Fium’Orbu). Actuellement, sa progression paraît très active.
Nuisances
Sur le continent, ses peuplements denses gênent les espèces locales par leur ombre et par la production de substances toxiques, en particulier sur le littoral et dans les oueds à lauriers roses du Var et des Alpe-Maritimes.
En Corse, le mimosa, lors de sa floraison en janvier et février, a modifié l’aspect de beaucoup de paysages.
Moyens de lutte
Il faut éviter de planter le mimosa loin des habitations. Là où il devient une menace, il faut le couper et arracher régulièrement ses drageons et ses plantules. On peut aussi utiliser des herbicides.
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