Description
Plante herbacée vivace chaméphytique, comprenant un rhizome souterrain et une tige aérienne feuillée, persistante, prostrée, très ramifiée et émettant des racines adventives au niveau des nœuds ; feuilles alternes, sessiles, ovales, un peu charnues, à face inférieure glabre, de 1-3 x 3-8 cm.
Fleurs réunies en cymes, pédicellées (1-2 cm), à 3 sépales lancéolés de 3-9 mm, à 3 pétales de 7-12 mm, ovales lancéolés, blancs ou lilas pâle. Floraison de mai à octobre.
L’espèce vit de préférence sur des substrats humides et peu ensoleillés et ne supporte pas le gel.
Répartition
Originaire d’Amérique du Sud (sud-est du Brésil), Tradescantia fluminensis a été introduit comme plante ornementale dans beaucoup de pays où il s’est naturalisé (Afrique du Sud, Argentine, Australie, Espagne, Italie, Japon, Kenya, Nouvelle-Zélande, Portugal, îles Canaries, Porto-Rico, Russie, Swaziland, USA). Il est devenu envahissant dans des états du SE des USA, au Portugal, en Catalogne, dans les îles Canaries, dans l’est de l’Australie et en Nouvelle-Zélande.
En Corse, il n’est naturalisé qu’en quelques points (Sisco, bords de rivières de la côte orientale, Liamone, Appietto, bord de la rivière du Ruppione au SE du golfe d’Ajaccio).
Ce Tradescantia pousse de préférence dans les zones sombres et humides (bords des forêts riveraines) ainsi que dans des zones perturbées et urbaines, la plupart de ses stations résultant des rejets de nettoyage de jardins, comme on peut le vérifier au Ruppione.
Nuisances
Tradescantia fluminensis est un bon compétiteur, qui forme, par propagation végétative, des tapis denses, empêchant la germination des espèces autochtones.
Bien qu’actuellement, en Corse, les tapis de T. fluminensis ne soient pas très étendus, il faut surveiller et, éventuellement, limiter l’expansion de cette espèce.
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