Description
Plante pérenne dont la taille varie de 20 à 80 cm de haut, atteignant parfois 1,50 m. Feuilles alternes, épaisses et étroites à dents courtes et irrégulières de 4 à 10 cm de long. Fleurs regroupées en de nombreux capitules de couleur jaune citron, de 15 à 25 mm de diamètre. Les fruits sont des akènes plumeux blancs d’environ 2 à 2,8 sur 0,5 à 0,6 mm.
La floraison s’étale de mars à décembre et la fructification commence en mai.
Le stock de semences a une durée de vie d’au moins deux ans. Les graines peuvent être disséminées par le vent, l’eau, les animaux ou même par n’importe quel type de véhicule. La germination est rapide, massive et peut avoir lieu toute l’année, mais c’est au printemps et en automne qu’elle est la plus importante.
Répartition
Centre d’origine : Afrique du Sud.
Le séneçon du Cap a été introduit involontairement en Europe à la fin du xixe siècle, lors d’importations de laines de mouton contenant des graines. Les premiers pays touchés ont été l’Allemagne puis la Belgique, l’Écosse et les Pays-Bas. Les premières stations françaises ont été découvertes à Calais et à Mazamet, dans le Tarn, vers 1930.
Ce séneçon peut s’adapter à des climats de type atlantique ou montagnard, même s’il est originaire d’une région à climat plutôt méditerranéen. Il pousse surtout dans des dunes rudéralisées et en bordure des routes. Mais il peut aussi envahir les bords des rivières, les éboulis, les champs cultivés et les forêts claires. On le retrouve même dans des pâturages d’altitude.
Nuisances
Le séneçon du Cap a un fort pouvoir envahissant et concurrence dangereusement la flore locale, menaçant certaines espèces endémiques. En ce qui concerne l’élevage, étant toxique pour le bétail (ovins, caprins, bovins), il peut rendre inexploitables des prairies. C’est une mauvaise herbe des vignes. De plus, ses alcaloïdes toxiques pourraient se retrouver dans le miel (d’après une étude en cours).
En Corse, il a été observé pour la première fois à Erbalunga en 1984, station aujourd’hui disparue. Il a ensuite été vu à Calvi et au pont du Fango, puis éradiqué en 2000. En 2005, une nouvelle station a été découverte à Calvi et une autre dans le Cruzzini, sur la commune d’Arro, où il a vraisemblablement été introduit involontairement avec des importations de fourrage en provenance du sud de la France.
Moyens de lutte
Des campagnes d’arrachage sont organisées depuis 2005 par le Conservatoire Botanique Corse, pour réduire la quantité de graines produites.
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