Description
[Le nom de genre Robinia est dédié à Jean Robin (1550-1629), botaniste du roi Henri IV, qui a planté le premier individu à Paris. Le robinier avait d’abord été classé dans le genre Acacia : l’adjectif spécifique pseudoacacia témoigne de cette erreur].
Description
Arbre pouvant atteindre 10 à 15 m de haut, à feuillage caduc.
Feuilles alternes, imparipennées, de 15 à 25 cm de long, composées de 6 à 20 folioles et de 2 stipules épineuses.
Fleurs blanches, en longues grappes pendantes (de 10-20 cm de long) et odorantes.
Fruits : gousses marron, aplaties, glabres, de 5 à 10 cm de long, contenant 4 à 8 graines.
La floraison a lieu de mai à juillet. Les fleurs sont pollinisées par les insectes, en particulier par les abeilles. Les gousses s’ouvrent en hiver et au printemps et libèrent alors les graines. Comme pour le mimosa, pour germer, les graines nécessitent une scarification.
L’arbre a la propriété de drageonner et de rejeter de souche, ce qui assure une importante multiplication végétative.
Répartition
Contrée d’origine : est des États-Unis (Appalaches).
Il a été planté dans toute l’Amérique du Nord, en Asie tempérée, en Afrique du Nord, en Australie, en Nouvelle-Zélande et en Europe (Angleterre, Allemagne, Roumanie, Espagne…), où il a été introduit en 1601. En France, le robinier a été planté sur tout le territoire. On estime à près de 100 000, le nombre des ses individus plantés dans les milieux ouverts, plus ou moins perturbés (bords de routes et de voies ferrées, talus). Il s’est naturalisé dans des forêts, des prairies et surtout en bordure des rivières et fleuves.
En Corse, il est présent en beaucoup d’endroits sans être encore très abondant.
Nuisances
Le robinier est un arbre très invasif, qui gêne les espèces indigènes et modifie les paysages. Ainsi, il colonise les ripisylves d’Europe et sa litière, riche en azote, favorise les espèces nitrophiles.
Moyens de lutte
Il faut éviter de planter le robinier. Là où il est devenu très envahissant, on cherche à limiter son extension par des fauches annuelles des jeunes pieds issus de graines et par l’emploi d’herbicides. Les coupes, les écorçages et les brûlages des arbres adultes ne sont pas à recommander car ces pratiques provoquent des rejets de souche et des drageonnements.
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