Paspale dilaté
(Paspalum dilatatum Poir., famille des Poacées)


Description
Plante herbacée vivace, glabre, à rhizome court, en touffe cespiteuse (hémicryptophyte), à tiges aériennes dressées de 50 à 150 cm de haut.
Feuilles à limbe de 15-60 x 0,3-1,5 cm et à ligule de 2-4 mm.
Inflorescence : 3 à 7 épis linéaires, espacés, de 6-10 x 0,4-0,6 cm, portant 2 rangs d’épillets, chacun isolé dans son excavation. L’épi supérieur est pédicellé ; les autres sont subsessiles. Épillets longs de 3-4 mm, à glumes et glumelles longuement ciliées.
Propagation par graines et par fractionnement de la souche.
Son écologie est assez semblable à celle du paspale à deux épis.
Répartition
Centre d’origine : Amérique du Sud (Argentine, Brésil, Bolivie, Chili, Paraguay, Uruguay).
Il a été introduit dans des régions tempérées (Amérique du Nord, Europe, Afrique du Sud, Australie, Nouvelle-Zélande) et dans des régions subtropicales et tropicales (Afrique intertropicale, Moyen-Orient, Inde).
En France continentale, il était naturalisé dans le Midi dès le début du xxe siècle. Après la Seconde Guerre, il s’est rapidement étendu dans les prairies humides de la Camargue et de la Crau.
En Corse, sa première observation ne date que de 1959. Depuis, il s’est propagé, à basse altitude, dans les cultures irriguées, les prairies à proximité des ripisylves, les friches, les pelouses de bord de route et les fossés.
Nuisances
Comme le paspale à deux épis, le paspale dilaté provoque une modification de la composition floristique des prairies.
Moyens de lutte
Il semble difficile de réduire son expansion.