Description
Plante herbacée vivace à rhizome et stolons radicants, appliqués contre le substrat (géophyte).
Feuilles linéaires carénées à la base, plus ou moins poilue, à gaine cylindrique ciliée, à limbe de 2 à 5 fois plus long que large (de 5-15 x 0,2-0,7 cm), à ligule membraneuse, tronquée et denticulée (de 2-3 mm). Touffes de poils de part et d’autre de la base du limbe.
Inflorescence formée de 2 épis verts (très rarement 3 ou 4), terminant la tige, longs de 2 à 5 cm. Épillets ovoïdes, aigus, longs de 3 mm et disposés en 2 rangs serrés.
Floraison : juillet à septembre.
Son pouvoir d’expansion par la propagation de son rhizome et de ses stolons, dans les conditions d’humidité favorable, est très fort.
Répartition
Centre d’origine : Amérique tropicale. Introduit involontairement dans de nombreux pays (Afrique et Asie tropicales, Europe occidentale et méditerranéenne, Australie) où il s’est naturalisé.
Le paspale à deux épis est une espèce héliophile, hygrophile, thermophile et nitrophile croissant dans les cultures irriguées, les friches et les pelouses humides ainsi que dans les fossés de bord de route. Il peut aussi se développer en bordure des marais littoraux à eau saumâtre.
En Corse, où il est connu depuis 1928, c’est une « mauvaise herbe » très envahissante, occupant de nombreux hectares dans les champs irrigués et fertilisés de la plaine orientale. Mais il est aussi présent dans les basses plaines des fleuves de la côte occidentale.
Nuisances
En Corse, le paspale à deux épis a modifié la composition phytosociologique de beaucoup de prairies humides de la côte orientale.
Moyens de lutte
Actuellement, il est impossible de réduire son expansion.
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