Gomphocarpe fruticuleux, cutone
(Gomphocarpus fruticosus (L.) R. Br., famille des Asclépiadacées)


Description
Sous-arbrisseau, généralement à plusieurs tiges partant du sol, de 1 à 2 m de haut (nanophanérophyte), dont les jeunes rameaux sont peu lignifiés. Présence de latex et de fibres.
Feuillage persistant, à feuilles opposées (rarement alternes ou en verticilles de 3), linéaires-lancéolées, glabres, de 6-12 x 0,2-0,9 cm, à marges révolutées et à pétiole court.
Fleurs pentamères en cimes ombelliformes. Corolle blanche d’1 cm de diamètre.
Floraison de juin à septembre.
Fruits : follicules renflés, couverts de longs poils épineux et contenant de nombreuses graines plates, pourvues de longues aigrettes soyeuses, dispersées par le vent.
Répartition
Contrée d’origine : Afrique du Sud, mais devenu plus ou moins pantropical.
Naturalisé çà et là, sur le pourtour méditerranéen, dans des zones perturbées et rudéralisées.
Introduit en Corse en 1820, il s’est répandu en Haute-Corse le long des cours d’eau (en particulier dans les oueds du Cap Corse), en bordures de prairies humides et de quelques routes (de Galeria à Porto).
Utilisation
En Afrique, les feuilles séchées sont parfois fumées à la place du tabac. Dans la pharmacopée traditionnelle africaine, le feuillage est utilisé dans le traitement de la tuberculose, des maux de tête et des troubles psychiques. Les aigrettes soyeuses des graines sont employées pour le rembourrage.
En Europe, le feuillage et les fruits sont utilisés dans des arrangements floraux, comme bouquets secs.
Nuisances
L’espèce est nocive pour le bétail. En Australie, elle est considérée comme une plante invasive à détruire. En Espagne, elle a envahi le parc national de Doñana (où on a entrepris des campagnes d’arrachage) ainsi que diverses rivières du sud de la Catalogne et des îles Baléares.
En Corse, elle ne forme pas de peuplements importants et ne paraît pas créer de problèmes aux espèces indigènes.