Description
Plante vivace à cormus (géophyte). 5-6 feuilles linéaires de 15-30 x 1 cm, apparaissant dès novembre. Tiges florifères en zigzag s’élevant à 20-40 cm au-dessus du sol.
Inflorescence : épi unilatéral. Fleurs à symétrie bilatérale, de 3-4 cm de long, à tépales soudés en entonnoir, parfumées, blanches souvent lavées de violet avec une tache jaune.
Floraison à la fin de l’hiver (février-mars).
Répartition
Origine : le genre Freesia est originaire d’Afrique du Sud et comprend de nombreuses espèces.
Le Freesia blanc est un hybride, créé en Italie à la fin du xixe siècle à partir de deux parents originaires de l’Afrique du Sud méditerranéenne (Freesia alba et Freesia leichtlinii). Ce Freesia hybride a été planté comme espèce ornementale dans de nombreux pays (Europe méditerranéenne, Australie, Nouvelle-Zélande, Japon, Argentine…). Sans doute par suite de sa vigueur « hybride », ce Freesia s’échappe facilement des jardins et se naturalise. En Australie, il est considéré comme une mauvaise herbe très nocive.
En Corse, il s’est naturalisé en quelques points de la façade littorale de l’ouest d’Ajaccio, où il envahit les pelouses au sein des maquis (Pasci Pecora) et les rochers (Scudo et Santa Lina). On le connaît aussi à Cargèse, L’Île-Rousse et Bonifacio, mais dans ces trois localités son expansion est très réduite.
Sa dispersion se produit de plusieurs façons : dissémination naturelle de ses graines par les oiseaux (endo-ornithochorie), projection de ses graines à faible distance des pieds mères (autochorie), enracinement de refus de jardins (anthropochorie), multiplication végétative.
Nuisances
Par suite de sa floraison précoce, de sa taille assez petite (moins de 40 cm) et du dessèchement précoce de ses feuilles au cours du printemps, ce freesia ne paraît pas procurer des nuisances directes à la flore autochtone. Mais il modifie la composition floristique et la structure phytosociologique des habitats qu’il envahit. Aussi son impact sur la biodiversité est loin d’être négligeable.
|