Chèvrefeuille du Japon
(Lonicera japonica Thumb., famille des Caprifoliacées)


Description
Lianoïde semi-caducifoliée (ou sempervirente), grimpant jusqu’à 5-7 (10) m de haut ou rampant. Jeunes tiges pubescentes. Feuilles opposées, non soudées à leur base, pubescentes (rarement glabres), subcoriaces, brièvement pétiolées, à limbe entier, ovale ou lobé, de 3-8 cm de long sur 2-4 cm de large, cilié au bord.
Fleurs par deux sur un pédoncule de 5-10 mm de long ; corolle d’abord blanche et rose, puis jaune, longue de 3-5 cm, d’un parfum douçâtre. Floraison en été (de juin à septembre).
Fruits : baies noires, soudées par deux à leur base et contenant de 2 à 12 graines. La dispersion à moyenne distance s’effectue par les oiseaux.
À courte distance, la plante se multiplie grâce à ses tiges aériennes qui, en touchant le sol humide, s’enracinent au niveau des nœuds. Après une coupe, la plante émet de nombreuses repousses à partir de son rhizome (tige souterraine).
Répartition
Centre d’origine : est de l’Asie. Cultivé comme plante ornementale, ce chèvrefeuille s’est naturalisé dans de nombreux pays (Amérique du Nord, Australie, Nouvelle-Zélande, Europe centrale et du Sud-Ouest) où il devient envahissant.
Ses biotopes de prédilection sont les lisières des aulnaies, les haies et les milieux perturbés.
Nuisances
Par sa croissance rapide, cette liane grimpe jusqu’à la couronne des arbres. En formant un entrelacs dense de tiges feuillées, ce chèvrefeuille perturbe la croissance des espèces qu’il recouvre.
Il est en expansion rapide en Espagne, Suisse et Italie.
En Corse, il paraît être au début de la phase de colonisation lente. En effet, on ne connaît que quelques stations, localisées en bordure des ripisylves à aulnes glutineux (Porticcio, Alata, Ostriconi).
Moyens de lutte
Il faudrait interdire la vente de ce chèvrefeuille. Si on possède cette espèce dans son jardin, il faut empêcher son expansion, en arrachant les jeunes plants et en coupant les inflorescences avant la formation des fruits, afin d’éviter une dissémination par les oiseaux. Pour s’en débarrasser, il faut combiner la lutte chimique (par herbicide) et le brûlage.
En Corse, en 2008, son éradication dans le milieu naturel serait réalisable par suite du faible nombre des ses localisations.