Description
Arbuste de 1 à 8 m de haut ; à l’extrémité des rameaux un peu épineuse, à écorce rugueuse brun roussâtre, fissurée longitudinalement et se desquamant en fines lanières.
Feuillage caduc, de couleur argent. Feuilles alternes, à pétiole court, à limbe simple, oblong à lancéolé, de 2-4 x 8-12 cm, vert grisâtre sur sa face supérieure et blanc argenté et écailleux sur sa face inférieure.
Fleurs petites (4-5 mm), pédicellées, en cloche à 4 lobes, jaunes, nectarifères et odorantes, solitaires ou par 2-3 à l’aisselle des feuilles. Floraison : mai et juin.
Fruit charnu, ovoïde (1-2 cm), jaunâtre à brun rougeâtre, consommé par les oiseaux et de petits mammifères qui sont des agents de dissémination.
L’arbuste se multiplie par ses graines et s’étend par des drageons.
Espèce héliophile, indifférente au substrat et résistant bien aux embruns, à la sécheresse, à de basses températures et aux inondations.
Répartition
Centre d’origine mal connu : sud-est de l’Europe, Asie Mineure, Himalaya et Chine. L’olivier de Bohême a été introduit en Europe et aux USA (où il est appelé Russian Olive) et a tendance à se naturaliser.
Il est fréquemment planté sur le littoral : dans les haies de jardins, au bord des chemins, des routes et des canaux (cas de la Camargue) ainsi que pour fixer les dunes (cas de la Pointe de l’Espiguette dans le Gard).
En Corse, il n’a été planté qu’autour de l’étang d’Araso, où il est devenu subspontané.
Nuisances
Dans 17 états des USA, c’est une espèce invasive, posant des problèmes écologiques. En effet, d’une part, elle gêne par son ombre les plantes autochtones et, d’autre part, là où elle a envahi les ripisylves, elle fournit aux oiseaux un habitat de qualité inférieure à celui créé par les arbres riverains autochtones.
|