Capucine
(Tropaeolum majus L., famille des Tropéolacées)


Description

Plante herbacée généralement annuelle (thérophyte), de 20 à 60 cm de haut, mais certaines variétés sont grimpantes et atteignent jusqu’à 4 m de haut.
Feuilles pétiolées (pétiole de 10-30 cm de long), peltées, à limbe subcirculaire, de 4-15 cm de diamètre, à marge entière ou onduleuse.
Fleurs solitaires, axillaires, zygomorphes ; calice à 5 sépales soudés, le sépale dorsal prolongé par un éperon cylindrique de 2-4 cm de long ; corolle de 5 pétales d’1,5-3 cm, d’un jaune orangé, les deux supérieurs tachés de brun rouge ; 8 étamines.
Fruit : de 2 cm de large, formé de 3 méricarpes monospermes indéhiscents ; graines de 1-1,5 cm de long.
Floraison de mai à octobre.
Espèce héliophile, à propagation par graines.
Répartition
Centre d’origine : Amérique du Sud (Andes).
Cultivée comme espèce ornementale, avec un grand nombre de variétés, dans de nombreux pays. En France, elle aurait été introduite du Pérou pour l’alimentation, sous Louis XIV.
En Corse, elle est subspontanée mais paraît être en voie de naturalisation à Bastia, Cargèse et Ajaccio. On l’observe principalement en bord de route, où elle tapisse des talus.
Nuisances
La capucine est considérée comme invasive en Californie, dans des îles du pourtour australien, aux îles Kermadec (Nouvelle-Zélande), aux îles Hawaï, comme potentiellement invasive aux îles Galapagos, au Portugal, en Espagne et en Nouvelle-Zélande. Jusqu’à présent, son impact sur la biodiversité de la Corse est des plus réduits, la capucine ne modifiant que très localement la composition phytosociologique des bords de route. C’est tout de même une espèce à surveiller.