Description
Herbe pérenne, formée de tiges souterraines (rhizome) de 4 cm de diamètre, émettant de nombreuses tiges aériennes ligneuses, atteignant 2 à 6 m de haut et ressemblant à des bambous. Feuilles nombreuses, distiques*, réparties le long des tiges aériennes et comportant une gaine entourant la tige, une ligule* fine membraneuse et ciliée (1 à 1,5 mm de long) et un limbe épais, coriace, de 40 à 60 cm de long sur 4 à 5 cm de large, glabre, glauque, strié et à marges rudes au toucher. Inflorescence en panicule* ovoïde de 40 à 70 cm de long, plumeuse, portant de très nombreuses fleurs (épillets). Pollinisation par le vent. Fruit (ou caryopse) allongé, de 1,1 à 5 mm de long.
Dissémination des fruits par le vent, mais les fruits seraient stériles en Europe. La multiplication ne s’effectuerait donc que par voie végétative, soit volontairement par l’homme (par plantation de rhizomes comme tuteurs ou pour des haies), soit grâce à l’eau qui peut transporter des rhizomes. Une fois installé, un individu peut constituer au cours des années, grâce à la progression souterraine des rhizomes, des peuplements de plus en plus vastes pouvant atteindre des centaines de mètres carrés.
Répartition
Contrée d’origine : Asie.
La canne de Provence est devenue subcosmopolite et est présente dans toutes les régions méditerranéennes ainsi que dans les pays subtropicaux.
Elle a été signalée en Corse en 1833, mais y a vraisemblablement été introduite au cours du xviiie siècle. Actuellement, c’est une des espèces exotiques qui, entre 0 et 300 m d’altitude, occupe le plus de localités. Elle a envahi les jardins abandonnés, des ruisseaux, des bords de rivières et des lisières de zones humides. Elle est avantagée par les passages des incendies. Ses peuplements sont un élément caractéristique du paysage des zones anthropisées des basses vallées, des banlieues et des abords de villages).
Nuisances
La forte densité et la hauteur de ses tiges aériennes lui donnent un grand avantage dans sa concurrence avec les espèces autochtones. Aussi, la canne de Provence réduit en Corse la biodiversité.
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