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Buddléia du père David, Arbre aux papillons (Buddleja davidii Franch., famille des Buddléjacées) |
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[Le nom de genre Buddleja fait référence au botaniste anglais Adam Buddle (1660-1515) ; l’adjectif spécifique davidii au père Armand David (1826-1900), qui découvrit l’espèce au centre de la Chine en 1869. Les fleurs produisent un nectar qui attire les insectes, en particulier les papillons, d’où son nom « arbre aux papillons »] Description Arbuste . pouvant atteindre 4 à 5 m de haut, à feuillage caduc ou semi-caduc. Rameaux quadrangulaires, à moëlle importante et qui restent assez souples. Feuilles opposées, lancéolées, de 10 à 30 cm de long, à bords légèrement dentés, à face supérieure vert foncé, à face inférieure blanchâtre et duveteuse, et à pétiole court. Fleurs hermaphrodites, pourpre à lilas, à cœur jaune orangé, très parfumées, groupées en inflorescences denses et pointues, de 10 à 60 cm de long environ. Chaque fleur, petite (3 x 10 mm), possède une corolle tubuleuse, évasée à l’extrémité en quatre lobes, les étamines alternant avec les lobes. (Les variétés horticoles ont des fleurs allant du violet foncé au blanc). Floraison : de juillet à octobre. Fruits : petites capsules de 8 mm de long, se fendant en deux à maturité et libérant de nombreuses graines. Reproduction et multiplication Les graines peuvent être transportées sur de vastes distances par le vent, l’eau ou les véhicules. Les graines, en dormance, peuvent rester plusieurs années dans le sol avant de germer. À partir de semis, le buddléia peut coloniser très rapidement de nouveaux endroits. Chaque arbuste peut fleurir et fructifier dès la première année. La croissance est très rapide et les pieds rejettent de souche si on les coupe. Ils peuvent se propager le long des cours d’eau par bouturage des tiges. Habitat et répartition Le buddléia colonise les sites ouverts et perturbés (voies ferrées, bords de route, chantiers, friches, ruines, murs, falaises), ainsi que les rives des cours d’eau. Contrée d’origine : centre de la Chine, où il atteint 3000 m d‘altitude. Les premières graines parvinrent en Europe en 1893. Les premiers semis en France datent de 1895. La plante s’est propagée à partir de 1916, en particulier sur les décombres des villes bombardées pendant la Première Guerre mondiale. Actuellement, le buddléia est présent en Nouvelle-Zélande, dans le sud-est de l’Australie, sur les îles du Pacifique, aux États-Unis et dans l’ouest de l’Europe. Sa limite nord se situé à Berg (Norvège). En France, il est invasif dans le Sud-Ouest (départements pyrénéens, Gironde, rives du Tarn), le Sud-Est (Alpes-Maritimes surtout), en Bretagne et dans le Bassin parisien. Le centre de la France est moins envahi. En Corse, jusqu’à maintenant, il n’est connu qu’en de rares endroits (cord de la Balanina face à Urtaca, Corte). Nuisances Formant rapidement des peuplements denses, le buddléia limite la présence d’autres espèces. Possédant une grande capacité de dispersion, il colonise les milieux remaniés avant les plantes autochtones. Ainsi, il limite la diversité spécifique. Moyens de lutte Il faudrait interdire la plantation du buddléia à proximité d’un espace naturel ou d’un corridor (cours d’eau, voie ferrée, bord de route). Sur des pieds trouvés loin des habitations on peut : - couper les inflorescences, avant qu’elles ne fructifient, - arracher des pieds et immédiatement planter une espèce autochtone. Si on effectue des coupes, il faudra les faire à la base des pieds et tout de suite appliquer (en badigeonnant) un herbicide, afin d’empêcher des rejets de souche. |
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