Bambou doré
(Phyllostachys aurea  Carrière ex A. Rivière &
C. Rivière, famille des Poacées)

Description
Comme tous les bambous, cette espèce est constituée d’une tige souterraine (rhizome) et de tiges aériennes verticales nommées chaumes et atteignant 6 à 8 m. Le rhizome se propage activement dans le substrat. Il émet de nombreux chaumes, de 3 à 5 cm de diamètre et de couleur vert-jaune, à nœuds espacés de 10 à 15 cm, mais très proches, voire empilés, à la base. Les chaumes se ramifient en tiges aériennes secondaires, plus ou moins horizontales et très densément feuillées. Les feuilles, vert tendre dessus et vert clair en dessous, sont lancéolées et étroites (8-15 cm x 1-2 cm). En Europe, la floraison est exceptionnelle.
Répartition
Originaire de l’est asiatique (Chine, Taïwan, Japon), le bambou doré a été introduit et planté dans de nombreux pays comme plante ornementale et comme haie vive, servant d’écran de verdure et d’obstacle aux bruits.
Il s’est naturalisé dans le sud de l’Australie, en Nouvelle-Zélande, à Hawaï, à l’île de la Réunion, à Madagascar, aux Canaries, en Équateur et dans les états de l’ouest et du sud-est des États-Unis, où il fait partie des espèces invasives.
En Corse, il est considéré comme subspontané par la Flora Corsica (2007), mais est naturalisé et envahissant dans le cours de plusieurs ruisseaux (Sisco, est de Sagone, Appietto, Afa, Mezzavia, sud de Cuttoli…).
Nuisances
Par sa rapide propagation par voie végétative, par ses nombreux chaumes très ramifiés et d’une hauteur non négligeable (6-8 m), le bambou doré a de forts impacts sur la biodiversité. Il entre en concurrence avec les espèces des ripisylves, qu’il gène fortement par son ombre et par la place qu’il occupe. Il altère l’habitat et modifie les chaînes alimentaires.
Aussi, on devrait contrôler ses plantations et limiter son extension dans les milieux naturels.