Arroche arbustive
(Atriplex halimus L., famille des Chénopodiacées)


Description
Arbuste de 1 à 2 (3) m, à feuillage persistant, ramifié dès la base et d’aspect grisâtre.
Feuilles alternes, à limbe entier, ovale-rhombique ou ovale, parfois hasté, gris argenté et un peu charnu, de 1-3 cm de long, sur 0,5-2 cm de large. Le limbe s’atténue en pétiole court.
L’espèce est monoïque, c'est-à-dire à fleurs mâles et fleurs femelles sur le même pied, mais quelques fleurs sont hermaphrodites. Les fleurs petites, d’un vert jaunâtre, sont groupées en panicules terminales. Les fleurs mâles ont 5 sépales. Les fleurs femelles ont deux bractéoles qui entoureront le fruit. La pollinisation s’effectue par le vent.
Le fruit est membraneux et s’ouvre en deux valves, soudées aux bractéoles. Il contient une graine verticale, d’1,5-2 mm. La dispersion des graines s’effectue à assez courte distance grâce au vent.
La durée de vie de l’arroche arbustive peut dépasser une vingtaine d’années.
Répartition
La contrée d’origine paraît être l’Afrique du Nord, mais l’espèce a été étendue par l’homme d’une part vers le sud et d’autre part au nord de la Méditerranée (Espagne, façade atlantique et méditerranéenne de la France, Italie…).
Habitats
L’arroche arbustive est une plante halophile (pouvant vivre sur des sols salés et en bord de mer), très résistante à la sécheresse et tolérant de basses températures (jusqu’à - 12 °C). En Afrique du Nord, on l’a plantée dans les zones arides et semi-arides comme arbuste fourrager.
En Espagne, elle est abondante dans les marais salés (sansouires).
En Corse, l’arroche arbustive a été introduite comme plante ornementale pour réaliser des haies proches de la mer.
Nuisances
Actuellement, on observe de plus en plus d’individus en Corse, sur les plages et rochers de bords de mer (Ajaccio, Arone, Bastia, Calvi, Porto-Vecchio, plage de Canetto sur la commune de Bonifacio, plages de Cala Piscona et de Cappicciolo sur la commune d’Olmeto…). Ces individus sont en train de modifier le paysage littoral et de gêner les espèces côtières autochtones.
Moyens de lutte
L’arrachage des pieds présents dans le milieu naturel est la seule façon de limiter l’expansion de l’espèce.
Confusion
L’espèce a parfois été confondue avec l’obione [Halimione portulacoides (L.) Aellen ; (= Atriplex portulacoides L. ; = Obione portulacoides (L.) Moq.)]. Mais l’obione, plante elle aussi halophile, est rampante et ses feuilles ont un limbe lancéolé à elliptique, long de 3-6 cm, vert grisâtre sur les deux faces.