Description
Arbre à grandes feuilles alternes, composées de nombreuses folioles. L’ailanthe est dioïque (c'est-à-dire à pieds mâles et femelles distincts). Les fleurs, de petite taille (5 à 6 mm de diamètre), de couleur jaune verdâtre, sont en inflorescences terminales, de 10 à 20 cm de long. La floraison a lieu de mai à juin. Les fruits sont des samares* ailées, de 3 à 4 cm de long, rougeâtres, avec une graine en leur centre. Un arbre femelle peut produire plus de 100 000 samares par an. Le vent est l’agent principal de leur dispersion. L’espèce peut également se reproduire par voie végétative à partir de drageons* issus du système racinaire (partie souterraine de l’arbre).
Répartition
Contrée d’origine : Asie du Sud-Est.
Introduit en Corse, vraisemblablement dans la première moitié du xixe siècle, comme espèce ornementale et pour l’élevage du Bombyx cynthia qui devait remplacer le ver à soie. Sa répartition en Europe est très vaste, du Portugal à la Grèce. En France, il est surtout abondant dans le sud du pays.
En Corse, il est très commun depuis le littoral jusqu’à près de 800 m d’altitude, dans les villes et villages, en bordure des routes et des voies ferrées, dans les ripisylves et dans les haies autour de nombreux champs.
Nuisances
L’ailanthe est actuellement, en Corse, l’arbre invasif le plus compétitif. Produisant des substances toxiques qui s’accumulent dans le sol, il inhibe le développement d’autres espèces. En ville et dans les villages, son puissant système racinaire et ses drageons provoquent des dommages sur les fondations et les trottoirs.
Moyens de lutte
On a employé des herbicides et effectué des arrachages manuels de plantules ainsi que des coupes, 1 à 2 fois par an, d’arbres plus gros. L’Office National des Forêts de Corse pratique l’encerclage. Celui-ci consiste à entailler et écorcer la partie basse du tronc sur une profondeur de 3 à 4 cm. Cela empêche la circulation des sèves. L’arbre se dessèche et meurt.
• Leblay E., 2006, Étude de Biscutella rotgesii Fouc., en vue de sa conservation. Univ. Bretagne Occidentale, Institut de Géoarchitecture. Rapport de stage, 57 p.
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